magali jourdan

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mercredi, mars 3 2010

roman noir



L'auteur souhaitait écrire un livre sur l'aliénation dans l'entreprise, ou comment ne pas en sortir.
Je n'ai pu sortir de ma lecture qu'une fois que je n'ai plus trouvé de pages imprimées.

lundi, décembre 14 2009

Ist die Krone ein Schild gegen die Schuld?

In dem Dorf einer Königin hoppelt
eine Kröte. Sie hoppelt ständig &
plötzlich springt sie aufs
Klavier. Die Königin des Bachs
will Punklieder krächzen.
Zu viele Patzer!
Die Klangfarbe ihrer Stimme
verrät sie. Die Hoppelnde fragt
ihre Königin nach
einer Zahnkrone.
Kleine Kröte! sagt die Königin des Dorfs.
Ich bin die Einzige, die
eine Krone tragen kann.
Die Kröte schilt sie Kröte.
Beleidigt wurde die Königin röter
als ein Krebs und die Kröte –
blass vor Angst. Sie grapscht
nach einer Taste. Nunmehr hat sie
ein Schild. Zu klein für sie.
Sie grapscht nach anderen
bis sie einen Panzer hat.
Also wurde die Kröte
eine Schuldschildkröte.

dimanche, novembre 15 2009

une tirette-boucochon

mercredi, octobre 7 2009

la revanche du placopecten magellanicus

Début octobre est paraît-il la meilleure période pour récolter les pétoncles. D'où peut-être l'apparition intrusive de ce bivalve dans la bouche du général hier au tribunal. Clearstream ? Oui. Mais par les temps qui courent, le vent pourrait tourner et les courants s'inverser rapidement. Aussi ne serais-je pas étonnée si dans quelques temps, à quelques mètres de profondeur, dans des eaux troubles, un pétoncle s'écriait : "Je n'ai pas un QI de rondot !"

lundi, octobre 5 2009

CBS

Autant l'avouer tout de suite, je me suis laissé tenter à quelques clics sur le nouveau site de Carla Bruni-Sarkozy mis en ligne ce jour-même, comme m'en avait informé le journal gratuit du métro ce matin.
La photo accompagnant le portrait de la première dame de France se passera de mon commentaire, mais j'aimerais revenir sur les dernières lignes de Ludovic Perrin, lequel termine son portrait sur cette citation :
« Sans avoir inventé la minijupe ou participé au droit de vote des femmes, elle est dans sa façon d’aborder le monde l’expression de ce qu’est une femme aujourd’hui », dit un de ses plus proches amis.

Quelle est cette façon d'aborder le monde ? Sont-ce les divers champs d'action de CBS ? Ses multiples casquettes (ambassadrice du Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme, présidente de la fondation CBS, première dame de France, auteur-compositeur-interprète) ? De toute évidence : elle est à la tête de -. Ne disait-elle pas "dans une autre vie" qu'elle fut "élue sept fois chef de sa classe" ? Son portrait mentionne également qu'à l'école primaire elle était "montée sur une scène déguisée en garçon". Qu'est-ce que cela signifie ? ou suggère ? Qu'essaie-t-on de nous dire à travers ces anecdotes de l'enfance ? Quelle image tente-t-on de nous donner à voir ?
Quelqu'un est-il à même de me dire précisément ce qu'est une femme aujourd'hui ? Et en quoi CBS en est l'expression ?
D'ailleurs : est-elle l'expression de ce qu'est une femme aujourd'hui ? ou est-elle une femme d'aujourd'hui ? Mais peut-être qu'une part des réponses à mes questions est dans cette photo de « CARLA ».

Au final, telle que je la comprends, cette phrase ne fait assurément pas de moi aujourd'hui une femme. Mais une autre femme. Avec une autre façon d'aborder le monde.
Dois-je m'en inquiéter ?


© Michel Mallard

dimanche, octobre 4 2009

Murió La Negra

Lorsqu'une voix qui parle
pour ceux qui ne le peu
vent pas
s'éteint
c'est un monde
qui plonge peu
à peu
dans le si
lence
un peu
ple qui reçoit
muet
de nou
veau
la douleur du bâillon.


Mercedes Sosa

mercredi, septembre 30 2009

citation suite

Et toujours à propos de mur et de Books, Olivier Postel-Vinay cite dans son blog Joseph Fort Newton, "un prêtre baptiste et franc-maçon de l’Iowa" : « Les gens se sentent seuls parce qu’ils construisent des murs au lieu de ponts ».
Je me permets d'écrire une suite à cette citation : ... alors qu'un mur construit au bord d'une rivière pour éviter d'y tomber, pourrait devenir - en tombant - un pont pour la traverser.

mardi, septembre 29 2009

encore une question de mur

A l'heure où l'on célèbre les 20 ans de la chute du mur (de Berlin), le mensuel Books publie un dossier sur "Les nouveaux murs de la peur". Qu'ils soient civils ou militaires, des clôtures, barrières, murs, lignes sont érigés sur les continents américain, africain, européen ou asiatique. Ce qui me frappe c'est que beaucoup d'entre eux ont été établis après la chute du mur de Berlin. Des années pour qu'enfin tombe un mur, LE mur, et immédiatement d'autres s'érigeaient déjà. Autrement. Ailleurs. Pour d'autres raisons.
Dans un long entretien , l'historien et essayiste Tzvetan Todorov revient sur ces murs, réels ou virtuels, dont le point commun est "la mise en place d'une solution bancale destinée à conjurer la peur de l'autre".
La fin de l'entretien m'a particulièrement interpelée. Je résume : face à une même situation (celle de deux groupes humains aux intérêts divergents qui entrent en contact) outre la séparation (la fuite ou l'érection d'un mur) ou la guerre (aboutissant à l'extermination ou la complète soumission de l'adversaire), existe la négociation. Cette dernière réaction est pour Todorov le propre de l'espèce humaine, davantage encore que la peur de l'autre, mais elle implique l'usage du langage et la prise en compte de la dimension temporelle, du passé comme de l'avenir, ainsi que des concessions réciproques.

En lisant cet entretien, j'ai ressenti le besoin d'y réagir. Interroger les murs érigés entre les hommes. Non pas sur un plan international, ni même européen, ni même national, pas même familial. Humain, tout simplement. Deux êtres humains entrent en contact. Deux êtres distincts, donc aux intérêts divergents.
Pourquoi l'être humain choisit-il de manière récurrente les ruptures, guerres et systèmes de hiérarchisation, davantage que la négociation ? Pourquoi lui est-il si difficile de faire des concessions ? Serait-il plus facile pour l'être humain de nier l'existence de l'autre que de la prendre en compte ?
Y a-t-il dans le langage quelque chose qui effraie l'être humain ? Serait-ce la peur d'accepter la différence de l'autre ? d'accepter que les besoins de l'autre sont autres que les siens ?
Les murs ne seraient-ils pas l'affirmation silencieuse de l'incapacité de l'être humain à rencontrer l'altérité ? L'affirmation de sa peur (à moins que ce ne soit son refus) de se remettre en question face à sa propre altérité ?
Pour "négocier", pour trouver un terrain d'entente, une écoute des besoins de l'autre est nécessaire mais elle demande de la disponibilité et du temps. De nos jours, l'oreille se prête, se tend, se rebat, se tire : est-ce suffisant ? La société visuelle dans laquelle nous vivons, qui est par ailleurs une société de la communication et non du dialogue, semble utiliser l'écoute à des fins d'espionnage (écouter aux portes, être sur écoute) pour devancer l'autre ou le contrecarrer, mais non pour l'écouter.
En somme, lorsque les murs ont des oreilles, ils ne l'entendent pas de celle-là.

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